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CHRONIQUE : Pura Vida “Praying for the Angels”

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Pura Vida, une étoile roots en Europe

Comme promis en début de semaine nous vous proposons aujourd’hui une deuxième chronique pour finir le week-end avec un peu de lecture. On vous présente le dernier album « Praying for the Angels » de l’un des bands roots les plus talentueux en Europe, Pura Vida. Le band belge mené par Bregt de Boever revient avec un nouvel album composé de 13 morceaux tous aussi killer les uns que les autres. Pura Vida nous permet une odyssée musicale unique. Un pari largement réussi avec album complexe et éclectique, qui va puiser dans le jazz, le blues ou encore l’afrobeat.

Lee « $cratch » Perry Rules

La pochette de l’album est une peinture réalisée par par Bregt De Beover lui-même. Un moyen pour l’auditeur d’avoir une première approche du monde dans lequel va nous enivrer Pura Vida par la suite. L’album s’ouvre avec un morceau instrumental saisissant. La tune met en perspective une série d’effets sonores créatifs et déroutants, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Des effets qui ne laisseront pas indifférents leur mentor, Lee Scratch Perry. La tune « Crawling » menée par Mathieu Vilain et Pieter de Naegel aux cuivres, sonne comme une course effrénée. « Song to Bob » comme son nom l’indique est un hommage à Robert Nesta Marley. Un morceau orienté roots avec des touches de blues, où l’on retrouve le légendaire Aston Familyman Barett et son sils, Aston Barett Junior.

Le morceau « Righ Time Come » et « Pretty Stranger » nous immerge dans un univers mystique renforcé par les sonorités blues des deux morceaux. Deux petites merveilles sublimées par la voix nasillarde de Puraman, qui par moment, nous rappelle celle du crooner punk australien, Nick Cave. Le titre « les eaux sauvages » dévoile une voix peu familière. C’est celle de Nina Vitalia Schelfthout, une voix angélique et gracieuse, qui vous envoutera si vous ne y faites pas attention. Pour ce nouveau projet Puraman a choisi d’inviter plusieurs voix féminines, pas spécialement issues du mouvement reggae, ce qui rajoute encore plus de curiosité et d’intérêt vis à vis de ce nouveau projet.

« La femme est notre futur »

Pura Vida prouve une fois de plus avec la tune « O Sopro De Inae » qu’ils ont la capacité de s’adapter à n’importe quel mouvement musical avec facilité et de l’explorer pour le sublimer. Une nouvelle voix féminine est mise à l’honneur sur ce titre, celle de la brésilienne Alessandra De Queiroz. Mention spéciale pour le titre « Find a Way Home » mené par un fond de guitare un peu saturé, lo-fi, ce qui apporte une dimension blues à cette perle roots. Le titre éponyme de l’album est un duo entre Puraman et Alessandra De Queiroz, une occasion pour la brésilienne de témoigner une fois de plus de la beauté de sa voix et de sa technicité.

The Congos sont des partenaires de très longues dates de Pura Vida. Il est donc évident que l’on retrouve Ashanti Roy sur cet album accompagné de Watty Burnett et Kenroy Kyffe. Les trois compères mènent la charge vocale sur un rythme envoûtant proche du Nyahbinghi accompagné par un mélodica et un son distordu de guitare. Cette pure merveille nommée « Blessing from The Last Ark » agit comme un remède puissant sur nos oreilles et notre cerveau.

L’esprit des anciens

Pura Vida se met au défi d’explorer d’autres genres musicaux avec le morceau « Ancestor Spirit Dance » qui va s’inspirer de l’afrobeat. Sur le morceau on retrouve la voix de Mathilde Spruytte, qui est la grand-mère de Puraman. Au début des années 70, peu de temps avant son décès, elle a enregistré quelques chansons. Ce titre est inspiré par les « jamaïcain nago spirit dance » et leurs rituels de danse pour se connecter avec leurs ancêtres. On termine avec Learn To Let Go, un morceau aérien qui clôture avec brio cet album.

Pura Vida affirme sa virtuosité en mélangeant des styles musicaux tout en gardant une identité forte. « Praying for the Angels » est album limpide, complexe, puissant et d’une force incroyable. Pura Vida ne cesse d’étonner et d’impressionner.

By Little Bilbo Team Selecta KZA

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