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Lyrics & Culture #8 : Reggae – Johnny Clarke – “None Shall Escape The Judgement” by James Danino

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Lyrics & Culture #8 : Reggae – Johnny Clarke – “None Shall Escape The Judgement” by James Danino

Johnny Clarke commence sa carrière au debut des années 70 en travaillant avec le producteur Rupie Edwards et après un premier single, “Don’t Go” au succès modeste, il convainc tout le monde avec le morceau ” Everyday Wondering”. C’est un chanteur qui excelle dans plusieurs genres et qui est autant capable de chanter de superbes morceaux d’amour que de chanter des chansons profondément spirituelles et ce sont ces dernières qui captureront certainement le plus l’attention du public européen.

Johnny Clarke rejoint Bunny Lee

Après ce bref passage chez Rupie Edwards il rejoint l’écurie de Bunny “Striker” Lee. C’est avec ce producteur aux innombrables succès que Johnny Clarke enregistrera ses plus gros tubes et s’établira comme une des chanteurs les plus populaires des années 70. Que ce soit avec des morceaux festifs comme “Rock With Me Baby”, des morceaux d’amour comme “Left With A Broken Heart” ou des morceaux culturels et conscients comme “Move Out Of Babylon”, tout ce qu’il fait est couronné de réussite.

Les années 70 sont la décennie de la musique Rasta et même si, comme on l’a vu, d’autres styles continuent d’être produits ce sont les morceaux culturels qui sont les plus populaires. Avec Bunny Lee, Clarke enregistrera de nombreux tubes dans ce style qui deviendront des hymnes du genre. Le morceau que j’ai choisi ici fait parti de ces hymnes et il est certainement un des morceaux auxquels on pense en premier lorsque l’on pense à Johnny Clarke. Pourtant ce n’est pas Clarke qui l’écrit et c’est son auteur original Earl Zero qui le présente à Bunny Lee.

Bunny Lee est surnommé “Striker” ce qu’on pourrait traduire par “celui qui marque” car il a une oreille qui sait reconnaitre les artistes et morceaux qui ont un potentiel commercial et lorsqu’il entend ce “None Shall Escape The Judgement” il sait qu’il tient un tube. Cependant lors de la session d’enregistrement Earl Zero est incapable de chanter correctement la chanson qu’il a écrit et Bunny Lee n’est pas satisfait.

Earl Zero Vs Johnny Clarke

Lee n’est pas forcement reconnu pour ses scrupules et il contacte Cornell Campbell, un des artistes principaux de son écurie, pour rechanter ce morceau. Campbell, qui à ce moment-là a un petit diffèrent avec Lee au sujet de paiements qu’il estime insuffisants, refuse de rendre au studio et Bunny Lee propose donc à Johnny Clarke de le chanter. Clarke, qui a fait beaucoup de reprises tout au long de sa carrière, n’hésite pas une seconde et le morceau est enregistré et sorti rapidement. Il rencontre immédiatement un vif succès autant pour la qualité de l’écriture que la qualité de la prestation vocale de Clarke que pour la beauté de l’instrumental.

Cet instrumental est un des plus gros succès du style ” flying qualité” qui fut joué par la première fois par le batteur Santa Davis. Ce style de jeu de batterie avec son jeu de cymbale si particulier deviendra une mode pendant un temps qui sera repris dans de nombreux autres hits de l’époque. Malgré le texte très spirituel qui parle de droiture, lorsque Earl Zero entend que son texte a été utilisé sans son accord, il rentre dans une colère noire et traque Johnny Clarke et on dit que c’est sous la menace d’un couteau que Clarke du signer un papier reconnaissant qu’il n’était pas l’auteur du texte et que celui-ci était l’œuvre de Earl Zero.

Le texte lui-même est une parfaite représentation de la pensé Rasta du moment qui estime que l’Apocalypse est en cours et que le Jugement Dernier arrivera sans tarder.
Le morceau est d’une part un avertissement à l’humanité que personne n’échappera à ce jugement et d’une autre part un morceau qui affirme la foi en Jah de Johnny Clarke. Un hymne absolu!

Johnny Clarke – “None Shall Escape The Judgement”

Français :

Nul n’échappera au jugement en ces temps
Ces mots je chante à toute l’humanité

Elevez vous Hommes noirs, Jahovah est venu
Ici dans Babylone
Pour déclarer l’égalité des droits et la justice
Parmi les impies
Oui les cœurs-faibles tomberont
Seuls ceux emplis de droiture resteront debout
Dans cette congrégation de Jah, celui qui est saint
Tout ce que dit Jah je le ferai toujours
Car je l’aime
Je l’aimerai, je le servirai
Tous les jours de ma vie
Dans la demeure du Seigneur Dieu Jah Rastafari
Alors que j’approche les portes de Zion
J’entends la chorale qui chante
Je l’aimerai, je le servirai
Tous les jours de ma vie
Dans la demeure du Seigneur Dieu Jah Rastafari
Je l’aimerai, je le servirai
Nul n’échappera au jugement en ces temps
Ces mots je chante à toute l’humanité

Anglais :

None shall escape the judgement in this time
These words I sing to all mankind

Arise Black man, Jahovah has come
Forward into Babylon
To declare equal rights and justice
Among the heathen
Yes, the weakheart must fall
Only the righteous shall stand
In this congregation of Jah hola one
Anything Jah say, I will always do
Because I love him,
I’ll love him, I’ll serve him
All the days of I life
In the house of the Lord God Jah Rastafari
As I approach the gates of Zion
I can hear the choir singing
I’ll love him, I’ll serve him
All the days of I life
In the house of the Lord God Jah Rastafari
I’ll love him, I’ll serve him
None shall escape the judgement in this time
These words I sing to all mankind

On se retrouve dans deux semaines pour continuer notre exploration des racines musicales de la Jamaïque, alors restez connectés pour un nouveau numéro de Lyrics & Culture ! Une traduction par James Danino. Si vous voulez découvrir de nouvelle traduction de James Danino, rendez-vous sur : Wisdom Knowledge Understanding. Pour soutenir le travail de James Danino participez en ligne sur PayPal : Sir James Paypal. Et si vous voulez le contacter c’est par ici : SirJamesReggae.

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